Menstruations : se libérer de la honte, accueillir la magie
Nov 06, 2025
Le poids d’un mot
"J'ai mes règles."
À combien de femmes a-t-on appris à murmurer cette phrase, presque honteusement, à la cacher sous des euphémismes absurdes : "je suis indisposée", "c'est la mauvaise semaine", "j'ai mes trucs" ?
Derrière ces mots, se cache une véritable éducation à la gêne, à la pudeur imposée, à la discrétion presque coupable (et d’ailleurs, le mot “règles”, du latin regula -la loi, la norme-, porte en lui toute la volonté d’un système patriarcal de nous cadrer, de nous rendre prévisible, de nommer notre sang pour mieux nous en déposséder)
Et pourtant, ce sang n’a rien de honteux. Il est le signe du vivant, d’un cycle sacralisé par des millénaires de cultures avant nous.
Car imaginez… Si c’étaient les hommes qui saignaient chaque mois ?
Le monde serait bien différent, non ?
On parlerait de cycle de puissance, de temps de vision, de régénération sacrée. Les journaux feraient la une sur « comment honorer son sang pour mieux créer », les publicités mettraient en valeur le sang rouge, noble, puissant. Les calendriers seraient adaptés, les réunions reportées, les salles de sports proposeraient des programmes adaptés aux cycles.
Mais comme ce sont les femmes qui saignent, on a choisi le silence, la honte, la moquerie.
Quand le corps parle et qu'on ne l'écoute pas
Aujourd'hui, trop de femmes souffrent en silence de douleurs menstruelles.

Crampes, fatigue intense, brouillard mental, hypersensibilité émotionnelle... parfois accompagnées de troubles plus profonds comme l’endométriose, un cycle menstruel irrégulier ou un SPM (syndrome prémenstruel) épuisant.
Ces manifestations physiques et émotionnelles ne sont pas des défaillances. Elles sont des messages. Des langages anciens, codés dans nos tissus, nos ventres, nos matrices. Des cris parfois, quand notre histoire personnelle ou collective n'a pas été écoutée.
Nos premières lunes, souvent accueillies dans le silence ou l’ignorance, laissent des traces. Et ce que nous avons vécu ou non lors de cette ménarche conditionne bien plus que nous ne le pensons : notre relation à notre corps, à notre féminité, à notre puissance cyclique.
Le tabou inscrit dans nos cellules
Combien d'entre nous ont reçu leur première menstruation avec un doliprane, un tampon, et cette phrase : « Tiens, prends ça, et fais comme si de rien n’était. »
Pas de rituel, pas de parole, pas de regard qui honore. Juste l’injonction à continuer, à performer, à taire.
Ce silence là laisse des empreintes. Il inscrit dans le corps l’idée que ce passage est honteux, secondaire, inintéressant. Et ces empreintes deviennent parfois des douleurs : aménorrhées, endométriose, SPM, douleurs menstruelles chroniques.
Ce que nous n’avons pas pu exprimer, le corps le garde. Il parle pour nous.
Ce n'est pas dans ta tête, c'est dans ton histoire
Beaucoup de femmes ont entendu : "tu exagères", "c'est normal", "tu dois faire avec". Mais cela n’est pas normal. Ce n’est pas une fatalité. Et surtout : ce n’est pas dans ta tête.
Ton corps se souvient.
Il porte la mémoire des silences, des douleurs passées, des passages non célébrés, des mots jamais prononcés. Il exprime, chaque mois, ce qui a besoin d'être vu, accueilli, aimé.
Un temps pour guérir, un espace pour renaître
Et l’une des beautés du corps féminin, c’est de pouvoir se réinventer, se réécrire.
Guérir notre lien au cycle, c’est d'abord se dire la vérité. Celle de nos douleurs. Celle de nos colères. Celle de nos oublis. Mais c’est aussi retrouver un chemin d’amour vers notre corps.
Quand nous reconnaissons que nos menstruations sont plus qu’un symptôme ou un fardeau, elles deviennent un portail de reconnexion.
Un espace pour pleurer, pour créer, pour mourir à l’ancien et renaître au plus vrai.
Pour certaines, ce chemin commence après des années d'oubli. Parfois même à la période de la ménopause, quand le corps redevient notre guide.
Il n'est jamais trop tard pour honorer ce sang, célébrer la jeune fille qui vit toujours en nous et redonner à nos cycles toute leur dimension sacrée.
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Tu n'es pas seule. Et il est temps de se souvenir.